17 janvier 2026

Visite du musée d'Aquitaine

Retour en images sur notre visite du 15 janvier 2026 au Musée d'Aquitaine : 

deux heures trente passionnantes aux côtés d'un conférencier 

exceptionnel qui a su captiver son auditoire.

Généalogie 33 et l' Arcaa


L' histoire du Musée

Le musée d'Aquitaine est installé dans l'ancien Palais des Facultés, construit en 1886 au coeur de Bordeaux. Il abrite près de 1,3 million de pièces retraçant l'histoire de Bordeaux et de l'Aquitaine, de la Préhistoire au XXIème siècle, au sein d'un bâtiment de six niveaux couvrant 29 000 m².

Avant d'accueillir le musée, le site abritait deux couvents situés dans le bourg médiéval fortifié de Saint-Eloi : le couvent des Feuillants, cher à Montaigne, implanté dès 1589 à l'emplacement de l'ancien hôpital Saint - Antoine, et le couvent des Carmes, situé cours Victor - Hugo, où résidaient les Visitandines.

En 1802, ces couvents furent en grande partie détruits pour laisser place au Lycée de Bordeaux, alors appelé Collège royal. Seuls la chapelle des Feuillants et le cloître des Visitandines furent conservés et réutilisés par le Lycée. En 1804, un souterrain reliant les Feuillants à la Visitation fut aménagé afin de faciliter les déplacements au sein de l'établissement.

C'est donc un lieu profondément marqué par l'histoire qui nous a accueillis le 15 janvier, et dont notre guide a su transmettre avec passion la mémoire et la richesse.


Préhistoire et Néolithique - l'âge des métaux / 400 000 - 52 avant JC


Les salles de Préhistoire proposent un vaste parcours à travers 400 000 ans d'histoire de l' Aquitaine. Elles rassemblent plusieurs milliers de vestiges (silex taillés, ossements, oeuvres d'art, parures, ainsi que des objets en bronze et en fer) qui témoignent du quotidien, des croyances et du savoir-faire des premières sociétés humaines.




Cette riche collection permet de comprendre l'évolution progressive des cultures humaines, depuis les plus anciennes traces de la présence de l'homme en Aquitaine jusqu'à la fin de l'indépendance gauloise, offrant ainsi un éclairage précieux sur les origines de notre territoire.



Burdigala, une cité romaine / 52 avant JC - IXème siècle


Après la conquête romaine, les changements touchent d'abord les élites locales, déjà ouvertes aux influences extérieures, sur lesquelles s'appuie le nouveau pouvoir. Grâce à sa disposition stratégique entre deux rivières, au coeur d'un méandre de la Garonne et proche de l'océan, Burdigala profite des richesses de son arrière-pays et de vastes débouchés commerciaux. De somptueux palais ornés de mosaïques accueillent les visiteurs dès leur arrivée au port, affirmant le prestige de la cité.


Aux côtés des statues en marbre, aujourd'hui mieux conservées, de nombreuses sculptures en bronze ornaient autrefois la ville mais ont disparu après avoir été refondues. 


La statue d'Hercule se distingue par la qualité exceptionnelle de sa réalisation. 


Grand port cosmopolite, Bordeaux accueillait aussi des cultes orientaux, dont un important temple souterrain dédié à Mithra.


C'est au IVème siècle que Bordeaux, comme de nombreuses autres villes, se dote de hauts remparts. Les menaces barbares du Vème siècle, puis l'expansion des Wisigoths et des Francs marquent l'avènement d'une nouvelle civilisation.


Le Moyen Age / X - XVéme siècle


Objet de nombreuses convoitises, l'Aquitaine, dont les frontières évoluent au fil des événements et des dominations successives, occupe souvent une place majeure au Moyen Age. Cette période, qui s'étend de la fin du Vème siècle à la fin du XVème siècle, est complexe et marque des transformations profondes de la société.

L'ornement des édifices religieux, dont l'architecture évolue de l'art roman à l'art gothique, illustre la lutte entre le bien et le mal à travers une iconographie foisonnante : anges, saints et martyrs affrontent démons, chimères et gargouilles. 
Malgré les dangers des voyages et l'insécurité des routes et des forêts, les pèlerins affluent vers Rome, Jérusalem et Saint-Jacques-de-Compostelle.


La société médiévale s'organise enfin selon une structure tripartite, attribuant à trois ordres les rôles complémentaires : ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent.

Entre la fin du XIème siècle et le milieu du XIIIème siècle, l'agriculture se transforme : les céréales dominent toujours mais la vigne se développe fortement en Aquitaine. Le commerce prospère et les vins de Bordeaux gagnent en notoriété grâce aux rois d'Angleterre.

Le destin d'Aliénor d'Aquitaine place le duché au coeur de la rivalité entre les royaumes de France et d'Angleterre. Mariée d'abord à Louis VII, puis à Henri Plantagenêt, devenu roi d'Angleterre en 1154, elle contribue à la formation d'un vaste empire s'étendant de l'Ecosse aux Pyrénées. Cette situation ambigüe, Henri II restant vassal du roi de France, est à l'origine d'un conflit opposant les deux couronnes pendant près de 350 ans.



Les philosophes / XVI - XVIIéme siècle


La victoire de Castillon en 1453 scelle le rattachement définitif de l'Aquitaine à la France. A Bordeaux, les léopards anglais disparaissent au profit des fleurs de lys, tandis que le Château Trompette et le fort du Hâ affirment l'autorité royale. 
La vision du monde évolue et place l'homme au centre, faisant naître l'humanisme. A Bordeaux, ce mouvement est incarné par Michel de Montaigne, célèbre auteur des Essais.



Cénotaphe de Michel Eyquem de Montaigne retrouvé dans la chapelle de l'ancien couvent des Feuillants. Son caveau se trouve dans les sous-sols du musée. Michel de Montaigne (1533 - 1592), issu d'une famille bordelaise récemment anoblie, se retire en 1571 dans son château pour écrire les Essais. Maire de Bordeaux en 1581 à 1585 durant les guerre de Religion, il maintient la paix dans la ville. Son monument funéraire de 1593 présente un gisant d'inspiration médiévale sur un piédestal finement sculpté. 

"Il n'y a pas une idée qui vaille que l'on tue un homme"


Buste de François d'Escoubleau de Sourdis retrouvé au couvent de la Chartreuse, actuelle église Saint Bruno. Archevêque de Bordeaux de 1599 à 1628, le cardinal François de Sourdis (1574 - 1628) fut un acteur majeur de la réforme catholique en Aquitaine, réorganisant le clergé et implantant de nouveaux ordres religieux dans la ville.



Orant du Maréchal Alphonse d'Ornano et buste de Louis XIV. D'origine corse, Alphonse d'Ornano (1598 - 1629) sert le roi de France durant les guerres de religion. Gouverneur puis maire de Bordeaux en 1599, il est apprécié pour sa piété et son dévouement lors de la peste de 1604 - 1605. Il est représenté vêtu du collier et du manteau de l'ordre du Saint Esprit. Inhabituelle dans l'architecture militaire, cette effigie de Louis XIV sous la porte royale du Château Trompette affirme l'autorité du monarque absolu. Elle fut ensuite martelée par les bordelais.





Le commerce atlantique et l'esclavage / XVIIIème siècle


Les salles "Bordeaux, le commerce atlantique et l'esclavage" du musée d'Aquitaine ont été inaugurées le 10 mais 2009, lors de la journée nationale de commémoration.



Au XVIIIème siècle, Bordeaux connait un essor remarquable et se transforme avec l'aménagement des quais, la création de la place Royale et la disparition des remparts médiévaux.

Le commerce en droiture avec les Antilles permet à Bordeaux d'exporter ses productions de vins, farines, prunes, jambons, objets manufacturés et d'importer des denrées coloniales redistribuées en Europe. Moins engagée au départ de la traite négrière que d'autres ports, la ville reste néanmoins au centre de l'économie esclavagiste, ses richesses provenant en grande partie de produits (cacao, café et sucre notamment) issus du travail des personnes réduites en esclavage.




La traite négrière s'inscrit dans le commerce triangulaire qui échange des produits européens (toiles de coton, soieries, fer, armes, alcool, cauris, tabac...) contre des captifs africains destinés à l'esclavage. Environ 180 armateurs bordelais participent à ces expéditions, entraînant la déportation de 130 000 à 150 000 personnes (hommes, femmes et enfants). 
A Bordeaux une importante population de gens de couleur vit alors entre servitude, esclavage et intégration partielle dans la cité.

"Ce qui sert à vos plaisirs est mouillé de nos larmes"

Le mouvement abolitionniste naît des débats philosophiques et des révoltes d'esclaves, notamment celles qui mènent à l'indépendance d'Haïti, avant l'abolition définitive de l'esclavage en France en 1848.


Bordeaux et l'Aquitaine / XIX - XXIéme siècle




L'espace "Bordeaux, port(e) du monde" met en lumière les relations que la ville, grande porte ouverte sur l'océan, a entretenues avec le reste du monde. A travers des centaines d'oeuvres, enrichies de films d'époque et de vidéos, il témoigne de la vocation maritime et commerciale de Bordeaux et plonge le visiteur dans une ville en pleine transformation.



Les XXème et XXIème siècles prolongent ce parcours en révélant les évolutions de l'espace aquitain, de son environnement à ses activités économiques et sociales, ainsi que de ses richesses culturelles.




Et pour finir cette petite rétrospective de notre visite, on s'offre un clin d'oeil aérospatial ! :



Lien accès à la page du  Musée d'Aquitaine

Sources : Photos de Généalogie 33 / reprise d'éléments oraux du conférencier / livre "Musée d'Aquitaine 400 000 ans d'histoire(s)"
SVH


 

09 janvier 2026

Bonne année 2026

Généalogie 33 vous souhaite une bonne année 2026. 

Qu'elle vous apporte des recherches et enquêtes généalogiques fructueuses 

ainsi que des découvertures historiques et culturelles.

Visuel imaginé et conçu par Joël Héraud que nous remercions




22 décembre 2025

Visite du Musée National des Douanes à Bordeaux

Le mardi 14 octobre 2025, les adhérents et les amis de Généalogie 33 ont eu l’opportunité de visiter le musée national des Douanes à Bordeaux. Une guide-conférencière nous a guidés en nous fournissant  des explications très précises. A la fin, une petite boutique a complété agréablement la visite. 

Pour celles et ceux qui ne peuvent s'y rendre, il est possible de découvrir la visite en ligne sur le site internet du musée

 Histoire des Douanes

La visite débute sur la maquette du bâtiment des Douanes qui détaille la fonction du bâtiment sous l'ancien régime. Taxer les marchandises est une activité ancienne. En 1735, à la place de l'actuel miroir d'eau, se situent le port de Bordeaux et le bâtiment de la Ferme Générale (les Douanes).


Issues des navires, les marchandises sont débarquées et déposées devant la porte principale des Douanes puis déclarées à l'administration fiscale. Ensuite, les marchandises sont vérifiées, pesées, et enfin, lorsque le propriétaire s'est acquitté du paiement des taxes, elles peuvent être récupérées. Environ un mois est nécessaire pour accomplir cette formalité administrative.

 

Balance pour la pesée des marchandises

La visite se poursuit le long d'une frise chronologique qui détaille l'histoire de la douane (et des taxes) de l'antiquité à nos jours.

Chez les Romains et au Moyen-Age

 A cette époque, une taxe de 1/40 de la valeur des marchandises est instituée. Mathieu-Lévi qui deviendra un disciple de Jésus fait partie des collecteurs d'impôt. 

Durant le moyen-âge, un mille feuille de taxes alourdit le commerce. C'est Colbert qui décide de mettre en place la ferme générale qui est composée de fermiers généraux en place pour 3 à 6 ans et qui sont chargés de collecter l'impôt. Ces personnes sont rarement appréciées. La ferme générale taxe les importations et les exportations ainsi que l'alcool et le tabac (dès que celui-ci est ramené des Amériques). 

 La licence pour la vente d'alcool naît durant cette période.

 


La fameuse taxe sur le sel : la gabelle

Le sel est indispensable à la conservation des aliments ; par conséquent, sa vente est  réglementée. Il est acheté dans les greniers à sel royaux uniquement et la quantité à acheter est déterminée par le pouvoir royal. 

La principale source de mécontentement de cette taxe vient du fait que le sel ne coute pas le même prix dans chaque région : en Aquitaine le sel pouvait couter jusqu'à 20 fois moins cher qu'à Paris. L'Anjou et la Picardie paient le sel bien plus cher qu'à Paris. Une contrebande sur le sel se met en place pour payer moins de taxes : le faux-saunage.

Tabouret à sel

 

La ferme générale a pour mission le contrôle du sel sur le territoire et même au sein des foyers. Les habitants multiplient alors les pratiques ingénieuses pour cacher le sel frauduleux aux fermiers généraux. 

La révolution 

Les années précédant 1789, les récoltes sont mauvaises et le prix du blé subit une forte augmentation. Le tiers état est le seul à payer des taxes, tandis que la noblesse et le clergé en sont exemptés. Et les taxes sont de plus en plus importantes car les caisses de l'état sont vides... Le peuple commence alors à se révolter contre ces excès de taxe : ce sont les barrières d'octroi qui vont en faire les frais entre le 12 et le 14 juillet notamment à Paris. 

Ensuite, durent la période de la Terreur, les fermiers généraux subissent la guillotine...   

Mais, on ne perd pas de vue le fait de taxer les marchandises. C'est ainsi que naît la régie nationale des douanes.  Le code des douanes est créé : le montant des taxes sur les marchandises est maintenant uniforme sur le territoire français, et, seulement, les importations et les exportations sont contrôlées. 

 

Après la révolution 

C'est la période faste pour les douanes nouvellement créées. Napoléon intègre les douaniers aux troupes militaires : cela lui permettra de disposer de 35000 hommes supplémentaires pour partir en guerre. 

La direction générale des douanes prend ses quartiers à Paris et le long des frontières. 

Les douaniers sont recrutés parmi des personnes de la région qui connaissent bien le terrain. Ils se déplacent par deux, c'est une brigade. Ils établissent des cartes particulières qui sont appelées des penthières. Ces cartes recensent les points d'observation, les routes, les chemins, les bâtiments et sont dessinées par les douaniers eux-même. Le musée des douanes possède une penthière où Salvador Dali y a apposé sa marque. 

En 1831, le bataillon des douanes est créé avec pour emblème le cor et la grenade. Le bataillon sera finalement dissous en 1940 et ne sera pas reconstitué. 

 

La contrebande

L'importation d'objets sans volonté de s'acquitter des taxes douanières est une pratique courante des régions frontalières françaises : les frontières avec l'Espagne et la Belgique sont particulièrement surveillées. 

Entre la Belgique et la France, des chiens sont souvent utilisés pour transporter les marchandises. Jusqu'à 10 000 chiens ont été employés par les trafiquants. Les douaniers poursuivent alors les chiens pour les éliminer.

Drogue, contrefaçons, biens culturels...

Aujourd'hui, en France, les drogues font parties des marchandises les plus saisies par la douane : 80% de l'ensemble des biens saisis. La France est une plateforme mondiale pour le commerce des drogues ainsi qu'un pays de consommateurs. 

Les objets de contrefaçon saisis par la douane française sont de l’ordre de 9 millions par an. Ce sont des vêtements, des sacs, ou toute sorte d'objets copiés. Les objets fabriqués avec des espèces en voie d'extinction sont aussi la cible des douanes. La CITES ou Convention de Washington est un accord intergouvernemental permettant de fixer un cadre juridique à la commercialisation des espèces en danger. Les espèces sont classées en plusieurs catégories selon la menace de leur extinction : les espèces les moins menacées peuvent être commercialisées à condition de respecter un certain quota ; les espèces les plus menacées ne peuvent pas être commercialisées.

Les biens culturels (vestiges archéologiques, biens provenant de lieux de culte...) font aussi l'objet d'un commerce placé sous surveillance. Il est courant que des vestiges archéologiques issus de pays en guerre soient revendus ; des réseaux criminels sont souvent associés à ce détournement. Là encore la douane veille à faire respecter la réglementation nationale et internationale.

 

 Le métier de douanier

Avant 1907, le recrutement est plutôt informel, les douaniers sont d'anciens militaires ou sont recrutés de père en fils. Ce n'est qu'en 1907 que des concours sont mis en place, pour les hommes. Les femmes ne peuvent accéder à l'administration des douanes qu’après la seconde guerre mondiale ; elles sont alors affectées aux tâches de secrétariat ou bien, elles ont un statut représentatif avec un uniforme dédié (hôtesses d'accueil). Il faut attendre 1979 pour que le métier de douanier sur le terrain commence à s'ouvrir aux femmes.

Aujourd'hui, la douane recrute des profils variés : motard, maître chien (le chien reste avec son maître durant toute sa vie), plongeur, spécialiste viti-vinicole.... 

Si les contrebandiers regorgent d'ingéniosité pour contourner la loi, les douaniers développent eux-aussi des instruments sur-mesure pour mesurer, contrôler les marchandises et en particulier les alcools : "la précision dans la taxation" est une doctrine du métier.  

 


Pour le généalogiste

Le musée conserve des registres du personnel. Si les recherches portent sur un ancêtre douanier, il est possible de faire une recherche patronymique ici.

De plus, le musée possède un fond documentaire (sur place et en ligne), des collections iconographiques, une bibliothèque, des archives... plus d'information ici.

Le musée des douanes est un incontournable, tant par l'histoire des douanes que ses objets iconoclastes. Un grand merci à notre guide pour cette visite instructive.

 


 

 

 

 

 

11 décembre 2025

Eugène LANGLOIS - Corsaire de Saint - Aubin

Note de l'auteur, Joël HERAUD :

J'ai récemment écrit un ouvrage relatant la vie aventureuse d'un ancien notable de Saint - Aubin de Médoc.

Ce livre apporte quelques lumières sur la vie aventureuse de ce personnage.

Il s'agit de Monsieur Eugène LANGLOIS (1762 - 1837) lequel s'établit pour sa retraite au château de CUJAC vers 1824.

Plusieurs de ses descendants furent successivement maires de la commune.

Eugène LANGLOIS naquit à la la Nouvelle Orléans et dédia sa vie à la mer et aux bateaux.

Promu capitaine de vaisseau à 25 ans, il partagea ses errances nautiques entre le commerce dans les Caraïbes et la guerre contre les anglais.

Il devint corsaire et fit maintes prises sans être lui-même inquiété.

Il posa "sac à terre" en 1802.

Ce sont quelques bribes de sa vie qui sont racontées dans ce livre.

Bien cordialement - Joël HERAUD - ancien président de Généalogie 33



Prologue

Il existe des hommes aux destins exceptionnels. Issus de familles modestes, ils ont su, grâce à leur ténacité, se forger une vie hors du commun.

Malgré des conditions de vie difficiles, les tumultes de l'histoire et les aléas de la politique, ils se sont démarqués et ont transformé leurs existences en aventures perpétuelles, qu'ils ont maîtrisé pour le bien de leur pays et de leur famille.

C'est le cas d'Eugène LANGLOIS (1762 - 1837), un enfant de Louisiane dont les grands-parents ont vu le jour à Charlesbourg et à Montréal, en Nouvelle - France.

Partant de ses débuts modestes comme mousse en Louisiane, Eugène a su bâtir sa carrière de marin jusqu'à devenir capitaine de navires et capitaine corsaire.

Il a sillonné les mers pour se former au dur métier de marin, et ensuite consacrer sa vie au service de la France durant les années où celle - ci s'opposait à la marine anglaise.

L'ensemble de mes découvertes dans différentes archives, permettent de se faire une petite idée de qui il était...

Il a, de façon honorable, fermé la boucle initiée par son ancêtre Germain lequel, vers 1665, avait quitté Paris et l'Ile de France pour émigrer en Nouvelle - France. Eugène est finalement revenu, après bien des aventures, s'établir en France à Bordeaux et ensuite à Saint Aubin de Médoc.

A la retraite il y a vécu, dans son château, en patriarche, sûr d'avoir accompli son devoir, tout en veillant sur sa descendance.

Peut - être que bien des aspects de sa vie sont encore à mettre en lumière, mais, par ces quelques pages, je me propose aujourd'hui de vous faire découvrir quelques bribes du périple d'Eugène !

Commande du livre 

Livre au format 21x27, 180 pages, va être édité au prix de 25€ et peut être commandé (avant le 15/01/2026) à mon adresse mail heraud.joel@gmail.com en mentionnant votre nom, téléphone, mail et adresse de l'acheteur.



25 novembre 2025

L' exposition Diamant

Saint Aubin de Médoc célèbre les 60 ans de la fusée Diamant

Il y a 60 ans, le 26 novembre 1965, la fusée Diamant met sur orbite le satellite Astérix. La France devient ainsi la 3ème puissance spatiale dans le monde après l'URSS et les USA.

Créée en 1959 par le général de Gaulle, la SEREB est chargée de développer le programme militaire des missiles balistiques de la force de frappe. Dans ce cadre, une équipe d'ingénieurs imagine de réaliser un lanceur de satellite. Plusieurs entreprises françaises participent à ce projet pour aboutir au lanceur Diamant. 

Il est assemblé et contrôlé à Saint Médard en Jalles avant d'être acheminé sur son site de lancement à Hammaguir (Algérie).

L'association Généalogie 33 de Saint Aubin de Médoc, très impliquée dans l'histoire locale, réalise une exposition qui retrace cette épopée.

Nous vous invitons à venir découvrir l'exposition dédiée aux 60 ans de la fusée Diamant qui se déroulera de samedi 22 au vendredi 28 novembre 2025 à la salle Topaze 

Espace Villepreux - Saint Aubin de Médoc.


Vidéo : Lancement de Diamant le 26 novembre 1965


Retour en images de l'exposition


L' installation :




Samedi 22 novembre, vernissage et ouverture au public :

Un décollage réalisé avec succès comptant 120 personnes au vernissage et 33 visiteurs l'après midi

Préparation du vernissage avec Yves, Floris et Xavier

Au pupitre : Christophe Duprat - Maire de Saint Aubin de Médoc
James Colombel, Claude Motel et Michaël Le Menn

Un article dans le Sud Ouest :


Source : journal Sud Ouest du 22/11/2025
Article de Bernard Le Page

Trois classes de CM2 de l'école Molière viennent découvrir l'exposition :



Jour J le mercredi 26 novembre :

Le 26 novembre 1965, la fusée Diamant décolle depuis la base Saharienne d'Hammaguir, Colomb - Béchar, en Algérie à 15h 47mn et 21 secondes.

L'association Rocketry France a commémoré le 60ème anniversaire de cet événement en construisant une réplique de Diamant (à l'échelle 1/4) lancée depuis le camp de Ger à Tarbes le 26 novembre 2025.

Source : Rocketry


Source : Rocketry


Vidéo du Lancement commémoratif par Rocketry France


Atterrissage :

Clap de fin le vendredi 28 novembre 2025 pour une exposition qui aura enthousiasmé petits et grands venus nombreux lors de cette semaine commémorative de la fusée Diamant. Donnons nous rendez-vous pour son prochain anniversaire de "platine".


Exposition réalisée par : James Colombel, Claude Motel, Jean-Marie Lambert, Gérard Neveu
avec la participation du Conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine, de l'Association Aéronautique et Astronautique de France, de l'association AS.CO.FLAM.ES et 
de Rocketry France.
Nous remercions Monsieur Christophe Duprat, Maire de Saint Aubin de Médoc 
ainsi que toute l'équipe technique de la mairie pour l'accompagnement apporté à ce beau projet.




Sources : photos de Généalogie 33 et Rocketry France
SVH









Visite du musée d'Aquitaine