19 février 2026

Visite du musée Mer Marine de Bordeaux


Le mardi 17 février 2026, l'association Généalogie 33 a organisé une sortie au Musée Mer Marine de Bordeaux. Cette visite guidée, consacrée au thème "Le passé portuaire de Bordeaux" a permis aux participants de mieux comprendre la richesse patrimoniale de la ville à travers le développement de son port historique, de l'Antiquité à nos jours. Le guide ne s'est toutefois pas limité au cas bordelais en élargissant son discours à l'histoire maritime en général.



Dans une scénographie à la fois épurée et spectaculaire, le musée propose sur plusieurs milliers de mètres carrés de riches collections consacrées aux grandes aventures maritimes de l'humanité, de la préhistoire à nos jours.

Bateaux historiques, instruments de navigation, maquettes précieuses (nous en avions admiré deux prêtées au Musée d'Aquitaine) et oeuvres d'art retracent cette fascinante et gigantesque épopée des mers, offrant un regard à la fois historique et esthétique (les bateaux suspendus par exemple) qui ne pouvait que susciter l'intérêt des passionnés d'histoire que nous sommes.



Les phéniciens, marins commerçants 

Il y a environ 5000 ans, des paysans venus de Mésopotamie s'installèrent entre les monts du Liban et la Méditerranée à la recherche de nouvelles ressources. Faute de terres fertiles, ils se tournèrent vers la pêche et devinrent marins, utilisant de petites embarcations en peau adaptées à l'origine aux eaux calmes du Tigre et de l'Euphrate et pouvant transporter seulement quelques personnes.

Grâce à leurs talents de navigateurs et de commerçants, les Phéniciens devinrent puissants et prospères, colonisant notamment Carthage et dominant plusieurs territoires méditerranéens. Ils construisirent des navires solides et rapides, abandonnèrent peu à peu la pêche pour le commerce et parcoururent toute la Méditerranée. Habiles et parfois rusés, ils protégeaient leurs routes en répandant des légendes pour décourager la concurrence et n'hésitaient pas à recourir à des pratiques discutables comme l'enlèvement et la vente d'esclaves.


Les égyptiens naviguent sur le Nil

Depuis la préhistoire, les égyptiens utilisent sur le Nil des radeaux en papyrus simples mais efficaces. Faute de bois de qualité ils développent ensuite des bateaux en planches courtes assemblées puis de grands navires en bois d'acacia local et de cèdre importé. Ces embarcations, équipées de voiles et de rames, servent au commerce sur le Nil et en Méditerranée ainsi qu'au transport de lourdes charges, notamment pour la construction des pyramides. Les progrès techniques mènent à l'apparition du gouvernail et des premiers navires de guerre. Peu d'exemples subsistent mais la barque solaire de Khéops, longue de plus de 43 mètres et vieille d'environ 5000 ans, illustre remarquablement le savoir-faire naval égyptien.


La puissance athénienne et la Trière

La trière, rapide, maniable, solide et relativement simple à construire est l'une des grandes innovations navales de la Grèce antique. Elle permit à Athènes d'imposer sa domination maritime au Vème siècle avant JC. Pour abriter sa flotte, la cité fit construire de nombreux hangars au Pirée. Athènes possédait aussi deux trières sacrées, la Paralienne et la Salaminienne, utilisées par des équipages d'élite pour transporter rapidement messages officiels, ambassadeurs et personnes à juger. 

La bataille navale la plus célèbre de l'antiquité impliquant des trières est celle de Salamine en 480 avant JC où la flotte grecque, surtout athénienne, vainquit une armada perse beaucoup plus nombreuse, stoppant ainsi la seconde expédition achéménide. D'autres affrontements notables incluent le combat entre Athéniens et Syracusains dans le port de Syracuse en 413 avant JC lors de l'expédition de Sicile.


Les romains maîtres de la Méditerranée

A partir du IIIème siècle avant JC, Rome devient progressivement maîtresse de la Méditerranée grâce à la création d'une puissante flotte de guerre, notamment durant les guerres puniques contre Carthage. Après la destruction de sa grande rivale en 146 avant JC, puis la soumission des royaumes hellénistiques, Rome impose son contrôle sur le Mare nostrum, appuyant ses conquêtes terrestres par la suprématie maritime.

Au Ier siècle avant JC, la menace principale vient des pirates, que le général Pompée élimine en 67 avant JC par une vaste opération navale. Les guerres civiles romaines culminent ensuite avec l'affrontement entre Octave et Marc - Antoine allié à Cléopâtre. La victoire décisive d'Octave lors de la bataille d'Actium en 31 avant JC, grâce à une flotte disciplinée et efficace, confirme définitivement la domination romaine sur la Méditerranée et ouvre la voie à l'Empire.


Bordeaux Emporium Romain

Bordeaux, fondée par la tribu gauloise des Bituriges Vivisques, devient rapidement un emporium stratégique sur la Garonne, facilitant le commerce maritime (sujet abordé lors de l'exposé sur l'histoire du Médoc). Conquise et romanisée au Ier siècle avant JC, Burdigala remplace Saintes comme capitale de l'Aquitaine romaine, se dotant d'infrastructures, de monuments et d'un port actif. Les romains introduisent la vigne qui s'intègre au commerce local et international. En moins d'un siècle, la ville dispose des conditions nécessaires pour devenir une grande métropole antique.


Temps modernes avec la découverte du monde du XVème au début du XVIIème siècle

Au XVème siècle l'Europe se lance à l'aventure pour découvrir le monde. Sous l'impulsion d'Henri le Navigateur, des marins osent explorer les côtes africaines et repousser les limites de la navigation. Peu après Christophe Colomb traverse l'Atlantique et découvre les Caraïbes, tandis que Vasco de Gama ouvre une route directe vers l'Inde en contournant l'Afrique. Et derrière ces explorations, le mystérieux royaume du Prêtre Jean, légende chrétienne évoquée dans certains textes médiévaux et la Bible, attisent la curiosité et les rêves des explorateurs. Ces voyages extraordinaires ont bouleversé le monde et nous ont permis de mieux le connaître... une aventure qui a changé l'histoire.




Guerre sur mer au temps de Louis XIV

Au temps de Louis XIV, la France se lance à la conquête des mers. Sous l'impulsion de Richelieu, la flotte royale s'agrandit et s'équipe de navires impressionnants comme "la Couronne", symbole de puissance et d'innovation. Mais derrière cette gloire maritime des réalités plus sombres se dessinent : le port de Bordeaux, moteur du commerce atlantique, tire aussi une partie de sa richesse du passé négrier. 
Entre batailles navales, commerce et ambitions royales, la mer raconte alors une histoire fascinante et complexe à la fois.




Les révolutions technologiques du XIXème siècle

Au XIXème siècle, la mer se modernise à grande vitesse. L'arrivée de la machine à vapeur libère les navires du vent tandis que l'hélice rend leur propulsion plus efficace et maniable. Les premiers sous - marins militaires sont conçus dans les années 1880 et annoncent une nouvelle ère pour la guerre navale et la stratégie militaire. Ces avancées marquent le passage d'une marine traditionnelle à une marine moderne plus rapide, plus puissante et capable d'opérations jusqu'alors impossibles.



Après la visite guidée, nous avons eu le plaisir de découvrir le musée à notre rythme, en flânant librement parmi les collections. Voici quelques photos prises au fil de nos pas dans cette partie ouverte du musée.



Galerie - Grands maîtres des rivages

En jaune : PAP (poisson autopropulsé) mini sous marin pour localisation et
destruction des mines de fond

"Les jours qui me seront accordés, je les passerai là où j'ai trouvé
la vie plus agréable et l'homme le plus intéressant" 
Robert Louis Stevenson



Le Bateau Lune est un bateau de pêche traditionnel et millénaire
de la baie du Bengale. Cinq charpentiers de Cox's Bazar ont construit celui - ci 
avant de le ramener en France.




Musée Mer Marine : www.mmmbordeaux.com
Photos : Généalogie 33

Et si on vous racontait la vie d'une présidente de Généalogie 33 ?

A travers cette interview accordée à la gazette Enquêtes de Généalogie découvrez les coulisses d'un engagement bénévole fait de passion, de défis et de belles  rencontres :



Je remercie, à titre personnel ainsi qu'au nom de Généalogie 33, Madame Millet et toute son équipe pour cet article. Leur travail, tout comme l'ensemble de la gazette Enquêtes de Généalogie est toujours riche, pertinent et rempli de trésors historiques et culturels qui nous rapprochent un peu plus de nos aïeux à chaque lecture.

SVH









04 février 2026

Présentation de la psychogénéalogie par Cécile Migoli

Lundi 2 février 2026, nous avons accueilli Madame Cécile Migoli, venue nous présenter son travail de psychogénéalogiste et d'analyste transgénérationnelle. Elle nous a expliqué comment les transmissions familiales peuvent influencer, souvent de manière inconsciente, nos choix, nos émotions et nos comportements. Son intervention a également mis en lumière le rôle des loyautés invisibles qui peuvent orienter nos décisions.


En psychogénéalogie, la loyauté inconsciente pousse un descendant à porter ce qui n'a pas été résolu dans sa famille. Un secret peut créer une crypte (traumatisme enfoui chez un ancêtre) qui se transmet sous forme de fantôme chez les descendants, provoquant des émotions ou des comportements inexpliqués.

Les outils mis en place pour travailler : un arbre généalogique détaillé (Génosociogramme) avec les dates importantes, les événements marquants, les silences et les situations qui se reproduisent, ainsi qu'un travail sur l'inconscient, à la fois psychique et corporel.

Les signaux à repérer peuvent être les prénoms donnés après un décès, les silences ou les absences dans l'histoire familiale, les répétitions de dates, de métiers ou de situations difficiles, ainsi que les ruptures, exils, abandons et décès prématurés.

Il est possible "d'enquêter" en observant les dates, les prénoms et les répétitions, en repérant les silences et les incohérences, en consultant les archives et en recueillant des témoignages lorsque c'est possible.

Le travail de libération passe par les mots : nommer plutôt qu'accuser, comprendre le contexte familial et historique, trouver sa juste loyauté et vivre sa propre vie au lieu de répéter celle de ses ancêtres.

Comme l'a justement rappelé notre intervenante, la psychogénéalogie sert avant tout à comprendre et accompagner et non à prédire. C'est un travail qui permet de libérer les blocages familiaux et de vivre sa propre histoire.

Nous remercions Madame Cécile Migoli pour sa présentation à la fois claire, riche et captivante. Ses exemples concrets ont rendu son exposé accessible et vivant, permettant à la plupart des adhérents de découvrir une profession jusque là peu connue. Son intervention nous a offert une véritable ouverture sur le monde de la psychogénéalogie et sur la manière dont elle peut éclairer notre compréhension des liens familiaux et des transmission inconscientes.

Si vous souhaitez contacter Cécile Migoli Psychogénéalogiste / Analyste Transgénérationnelle / Sophrologue Existentielle :
cecilemigoli@gmail.com
06 65 92 93 15

SVH




17 janvier 2026

Visite du musée d'Aquitaine

Retour en images sur notre visite du 15 janvier 2026 au Musée d'Aquitaine : 

deux heures trente passionnantes aux côtés d'un conférencier 

exceptionnel qui a su captiver son auditoire.

Généalogie 33 et l' Arcaa


L' histoire du Musée

Le musée d'Aquitaine est installé dans l'ancien Palais des Facultés, construit en 1886 au coeur de Bordeaux. Il abrite près de 1,3 million de pièces retraçant l'histoire de Bordeaux et de l'Aquitaine, de la Préhistoire au XXIème siècle, au sein d'un bâtiment de six niveaux couvrant 29 000 m².

Avant d'accueillir le musée, le site abritait deux couvents situés dans le bourg médiéval fortifié de Saint-Eloi : le couvent des Feuillants, cher à Montaigne, implanté dès 1589 à l'emplacement de l'ancien hôpital Saint - Antoine, et le couvent des Carmes, situé cours Victor - Hugo, où résidaient les Visitandines.

En 1802, ces couvents furent en grande partie détruits pour laisser place au Lycée de Bordeaux, alors appelé Collège royal. Seuls la chapelle des Feuillants et le cloître des Visitandines furent conservés et réutilisés par le Lycée. En 1804, un souterrain reliant les Feuillants à la Visitation fut aménagé afin de faciliter les déplacements au sein de l'établissement.

C'est donc un lieu profondément marqué par l'histoire qui nous a accueillis le 15 janvier, et dont notre guide a su transmettre avec passion la mémoire et la richesse.


Préhistoire et Néolithique - l'âge des métaux / 400 000 - 52 avant JC


Les salles de Préhistoire proposent un vaste parcours à travers 400 000 ans d'histoire de l' Aquitaine. Elles rassemblent plusieurs milliers de vestiges (silex taillés, ossements, oeuvres d'art, parures, ainsi que des objets en bronze et en fer) qui témoignent du quotidien, des croyances et du savoir-faire des premières sociétés humaines.




Cette riche collection permet de comprendre l'évolution progressive des cultures humaines, depuis les plus anciennes traces de la présence de l'homme en Aquitaine jusqu'à la fin de l'indépendance gauloise, offrant ainsi un éclairage précieux sur les origines de notre territoire.



Burdigala, une cité romaine / 52 avant JC - IXème siècle


Après la conquête romaine, les changements touchent d'abord les élites locales, déjà ouvertes aux influences extérieures, sur lesquelles s'appuie le nouveau pouvoir. Grâce à sa disposition stratégique entre deux rivières, au coeur d'un méandre de la Garonne et proche de l'océan, Burdigala profite des richesses de son arrière-pays et de vastes débouchés commerciaux. De somptueux palais ornés de mosaïques accueillent les visiteurs dès leur arrivée au port, affirmant le prestige de la cité.


Aux côtés des statues en marbre, aujourd'hui mieux conservées, de nombreuses sculptures en bronze ornaient autrefois la ville mais ont disparu après avoir été refondues. 


La statue d'Hercule se distingue par la qualité exceptionnelle de sa réalisation. 


Grand port cosmopolite, Bordeaux accueillait aussi des cultes orientaux, dont un important temple souterrain dédié à Mithra.


C'est au IVème siècle que Bordeaux, comme de nombreuses autres villes, se dote de hauts remparts. Les menaces barbares du Vème siècle, puis l'expansion des Wisigoths et des Francs marquent l'avènement d'une nouvelle civilisation.


Le Moyen Age / X - XVéme siècle


Objet de nombreuses convoitises, l'Aquitaine, dont les frontières évoluent au fil des événements et des dominations successives, occupe souvent une place majeure au Moyen Age. Cette période, qui s'étend de la fin du Vème siècle à la fin du XVème siècle, est complexe et marque des transformations profondes de la société.

L'ornement des édifices religieux, dont l'architecture évolue de l'art roman à l'art gothique, illustre la lutte entre le bien et le mal à travers une iconographie foisonnante : anges, saints et martyrs affrontent démons, chimères et gargouilles. 
Malgré les dangers des voyages et l'insécurité des routes et des forêts, les pèlerins affluent vers Rome, Jérusalem et Saint-Jacques-de-Compostelle.


La société médiévale s'organise enfin selon une structure tripartite, attribuant à trois ordres les rôles complémentaires : ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent.

Entre la fin du XIème siècle et le milieu du XIIIème siècle, l'agriculture se transforme : les céréales dominent toujours mais la vigne se développe fortement en Aquitaine. Le commerce prospère et les vins de Bordeaux gagnent en notoriété grâce aux rois d'Angleterre.

Le destin d'Aliénor d'Aquitaine place le duché au coeur de la rivalité entre les royaumes de France et d'Angleterre. Mariée d'abord à Louis VII, puis à Henri Plantagenêt, devenu roi d'Angleterre en 1154, elle contribue à la formation d'un vaste empire s'étendant de l'Ecosse aux Pyrénées. Cette situation ambigüe, Henri II restant vassal du roi de France, est à l'origine d'un conflit opposant les deux couronnes pendant près de 350 ans.



Les philosophes / XVI - XVIIéme siècle


La victoire de Castillon en 1453 scelle le rattachement définitif de l'Aquitaine à la France. A Bordeaux, les léopards anglais disparaissent au profit des fleurs de lys, tandis que le Château Trompette et le fort du Hâ affirment l'autorité royale. 
La vision du monde évolue et place l'homme au centre, faisant naître l'humanisme. A Bordeaux, ce mouvement est incarné par Michel de Montaigne, célèbre auteur des Essais.



Cénotaphe de Michel Eyquem de Montaigne retrouvé dans la chapelle de l'ancien couvent des Feuillants. Son caveau se trouve dans les sous-sols du musée. Michel de Montaigne (1533 - 1592), issu d'une famille bordelaise récemment anoblie, se retire en 1571 dans son château pour écrire les Essais. Maire de Bordeaux en 1581 à 1585 durant les guerre de Religion, il maintient la paix dans la ville. Son monument funéraire de 1593 présente un gisant d'inspiration médiévale sur un piédestal finement sculpté. 

"Il n'y a pas une idée qui vaille que l'on tue un homme"


Buste de François d'Escoubleau de Sourdis retrouvé au couvent de la Chartreuse, actuelle église Saint Bruno. Archevêque de Bordeaux de 1599 à 1628, le cardinal François de Sourdis (1574 - 1628) fut un acteur majeur de la réforme catholique en Aquitaine, réorganisant le clergé et implantant de nouveaux ordres religieux dans la ville.



Orant du Maréchal Alphonse d'Ornano et buste de Louis XIV. D'origine corse, Alphonse d'Ornano (1598 - 1629) sert le roi de France durant les guerres de religion. Gouverneur puis maire de Bordeaux en 1599, il est apprécié pour sa piété et son dévouement lors de la peste de 1604 - 1605. Il est représenté vêtu du collier et du manteau de l'ordre du Saint Esprit. Inhabituelle dans l'architecture militaire, cette effigie de Louis XIV sous la porte royale du Château Trompette affirme l'autorité du monarque absolu. Elle fut ensuite martelée par les bordelais.





Le commerce atlantique et l'esclavage / XVIIIème siècle


Les salles "Bordeaux, le commerce atlantique et l'esclavage" du musée d'Aquitaine ont été inaugurées le 10 mais 2009, lors de la journée nationale de commémoration.



Au XVIIIème siècle, Bordeaux connait un essor remarquable et se transforme avec l'aménagement des quais, la création de la place Royale et la disparition des remparts médiévaux.

Le commerce en droiture avec les Antilles permet à Bordeaux d'exporter ses productions de vins, farines, prunes, jambons, objets manufacturés et d'importer des denrées coloniales redistribuées en Europe. Moins engagée au départ de la traite négrière que d'autres ports, la ville reste néanmoins au centre de l'économie esclavagiste, ses richesses provenant en grande partie de produits (cacao, café et sucre notamment) issus du travail des personnes réduites en esclavage.




La traite négrière s'inscrit dans le commerce triangulaire qui échange des produits européens (toiles de coton, soieries, fer, armes, alcool, cauris, tabac...) contre des captifs africains destinés à l'esclavage. Environ 180 armateurs bordelais participent à ces expéditions, entraînant la déportation de 130 000 à 150 000 personnes (hommes, femmes et enfants). 
A Bordeaux une importante population de gens de couleur vit alors entre servitude, esclavage et intégration partielle dans la cité.

"Ce qui sert à vos plaisirs est mouillé de nos larmes"

Le mouvement abolitionniste naît des débats philosophiques et des révoltes d'esclaves, notamment celles qui mènent à l'indépendance d'Haïti, avant l'abolition définitive de l'esclavage en France en 1848.


Bordeaux et l'Aquitaine / XIX - XXIéme siècle




L'espace "Bordeaux, port(e) du monde" met en lumière les relations que la ville, grande porte ouverte sur l'océan, a entretenues avec le reste du monde. A travers des centaines d'oeuvres, enrichies de films d'époque et de vidéos, il témoigne de la vocation maritime et commerciale de Bordeaux et plonge le visiteur dans une ville en pleine transformation.



Les XXème et XXIème siècles prolongent ce parcours en révélant les évolutions de l'espace aquitain, de son environnement à ses activités économiques et sociales, ainsi que de ses richesses culturelles.




Et pour finir cette petite rétrospective de notre visite, on s'offre un clin d'oeil aérospatial ! :



Lien accès à la page du  Musée d'Aquitaine

Sources : Photos de Généalogie 33 / reprise d'éléments oraux du conférencier / livre "Musée d'Aquitaine 400 000 ans d'histoire(s)"
SVH


 

Visite du musée Mer Marine de Bordeaux