22 avril 2026

Visite du Bordeaux Franc Maçon

Le 21 avril 2026, plusieurs adhérents de Généalogie 33 ont eu le privilège de partir à la découverte d'un aspect peu connu du patrimoine de Bordeaux : son histoire franc maçonne. Nous avons été guidés par Hubert dont les connaissances et la passion, une nouvelle fois, ont su captiver chacun d'entre nous.


Sans en dévoiler tous les secrets qui méritent d'être entendus sur place, voici quelques repères pour mieux comprendre l'importance de la Franc Maçonnerie dans l'histoire bordelaise.

Dès le XVIIIème siècle, Bordeaux, alors grand port ouvert sur le commerce et les idées nouvelles, offre un terrain favorable à l'implantation des premières loges maçonniques dont "L'anglaise" située aux Chartrons. Elles rassemblent rapidement érudit et notables, faisant de la ville l'un des centres maçonniques le plus dynamique du pays.


La place du Parlement


Les symboles de la Franc Maçonnerie sont au coeur de la tradition. L'équerre et le compas, parmi les plus emblématiques, évoquent la droiture morale et la juste mesure de ce que l'esprit peut créer. La lumière incarne la recherche de savoir et la connaissance. Bien au - delà d'un simple décor, ces symboles constituent des outils de réflexion et d'initiation guidant chacun dans son cheminement personnel.
Dans le sillage du mouvement des Lumières, ces loges deviennent des lieux d'échanges intellectuels où se diffusent des valeurs de tolérance, de réflexion et de progrès. Elles participent ainsi à la circulation des idées qui marqueront profondément la société.

Mascaron avec compas et équerre


Le Grand Théâtre

Construit au XVIIIème siècle par Victor Louis, le Grand Théâtre de Bordeaux présente sur sa façade plusieurs statues dont trois déesses aux vertus associées aux idéaux de la Franc Maçonnerie : la sagesse, la force et la beauté. 


La statue de Victor Louis attire également l'attention par la position particulière de ses mains, une gestuelle qui laisse supposer les signes de reconnaissance de la Franc Maçonnerie.

Le plafond de l'entrée du Grand Théâtre, décoré d'une multitude de roses, suscite lui aussi des interprétations en lien avec la Franc Maçonnerie. La rose symbolise en effet le secret, la discrétion et la transmission du savoir.

Victor Louis                                                Plafond de roses

L'escalier monumental est inondé de lumière grâce au puits de jour faisant entrer le soleil au coeur de l'édifice. Celui - ci est souvent associé à la connaissance, au savoir et à l'élévation de l'esprit... au point que nous avions tous le regard levé !


Les Quinconces

En 1738 la Franc Maçonnerie est condamnée par l'église catholique qui interdit à ses fidèles d'y adhérer. Cette décision ouvre une longue période de méfiance entre les deux institution. 

Du côté de la République la Franc Maçonnerie partage certains de ses idéaux fondateurs notamment la Liberté, l'Egalité et la Fraternité et a souvent constitué un espace de réflexion pour celles et ceux engagés dans ces valeurs.


Hubert nous a dévoilé les nombreux "secrets" de la place des Quinconces, en particulier ceux liés aux chiffres, aux lettres inscrites au sommet du monument ainsi qu'à la symbolique des chevaux et du coq.


La place des Grands Hommes


La place des Grands Hommes peut également être associée à une lecture symbolique liée à la Franc Maçonnerie en raison de sa forme triangulaire et d'un décor central évoquant un oeil rayonnant. Le triangle symbolise l'harmonie, l'oeil renvoie à la connaissance.



Le cours de l'Intendance et la rue Porte Dijeau


Nous avons pu observer des symboles liés à la Franc Maçonnerie sur les mascarons de certains immeubles dont une tête pouvant évoquer la serment de fidélité extrême, allant jusqu'à préférer la mort plutôt que de trahir la Franc Maçonnerie.



Rue Ségalier


Aujourd'hui, malgré les aléas de l'histoire et certaines périodes d'interdiction, les loges et obédiences bordelaises continuent de faire vivre cet héritage discret entre histoire, symbolisme et réflexion.



Mais bien sûr rien ne vaut les explications passionnantes de notre guide Hubert que nous vous encourageons vivement à contacter pour découvrir les nombreux secrets que nous ne pouvons vous dévoiler ici !

SVH

Sources : visite guidée avec Hubert ainsi que la photo de groupe / Photos SVH


23 mars 2026

Visite du Conservatoire de l'Air et de l'Espace

Généalogie 33 a eu le plaisir de visiter le Conservatoire de l'Air et de l'Espace Aquitaine (CAEA), situé au cœur de la base 106 à Mérignac. 

 Ce Conservatoire a pour objectif de préserver et de mettre en valeur le patrimoine aéronautique et spatial de la région. Sous un immense hangar, il accueille une soixantaine d'appareils volants (avions, hélicoptères...) rénovés par une équipe de bénévoles passionnés. Le CAEA est une association de loi 1901 reconnue d'intérêt général, fondée en 1987 à Mérignac par M. René LEMAIRE ancien ingénieur chez Dassault Aviation. 

Le CAEA dispose également :

  • d'une salle dédiée à la réalisation de maquettes
  • d'une médiathèque aéronautique très riche comprenant des périodiques et de la documentation technique, 
  • d'imprimantes 3D pour la fabrication des pièces, 
  • de simulateurs de vols, etc.

La visite a été menée par M. Alain PIQUEMALE, ancien pilote chevronné, passionné et érudit que nous remercions grandement pour avoir été le guide de la visite.

Voici quelques uns des engins volants que l'on peut y trouver (photos : Généalogie 33 avec l'aimable autorisation du CAEA)

 Le Super Frelon : Hélicoptère lourd polyvalent.

Le Super Frelon équipe 2 flottilles de la Marine nationale pour la lutte anti sous-marine et une flottille pour la recherche et le sauvetage. Il est employé également pour le transport notamment de l'arme nucléaire à bord de porte-avions. Il est équipé de 3 turbomoteurs Turboméca de 1610 cv chacun. Il peut emporter 4 membres d'équipage et 27 passagers ou 15 civières ou encore 4,5 tonnes de matériel. Il a une autonomie de 3 h et vole à 13 nœuds (250 km/h).

 



Le Mystère IV A : Chasseur bombardier par temps clair

Entre 1954 et 1973, le Mystère IV A est le premier chasseur supersonique français. Il va équiper 6 escadres de chasse de première ligne de l'armée de l'Air. Entre 1957 et 1964, la Patrouille de France a utilisé cet avion. Au sein de la 8e escadre de chasse, il assure la formation opérationnelle des futurs pilotes de combat jusqu'en 1982 où il sera remplacé par l'Alphajet. L'appareil présenté au CAEA a effectué son premier vol en 1956 à Mérignac. Il est équipé d'un turboréacteur Hispoan-Suiza Verdon de 3 500 kg de poussée, et de 2 canons DEFA 551 calibre 30 mm (en bas à droite sur la photo). Il pèse 6 t et sa vitesse maximale est de 600 nœuds (1 100km/h).

 


 Le Noratlas : avion de transport cargo, passagers, parachutistes

 Entre 1953 et 1989, le Noratlas est utilisé par l'armée de l'Air pour le transport, l'instruction et pour le parachutage de troupes. Il a été utilisé pour des missions en Indochine, à Suez, en Algérie, au Tchad... L'appareil présenté au CAEA a fait parti de la patrouille "Guimauve". Sa restauration a nécessité plus de 8 années de travail. Il est équipé de 2 moteurs Hercules 759 de 2 068 cv chacun. Il peut transporter une cargaison de 5 tonnes ou 35 parachutistes ou 42 passagers. Sa vitesse de croisière est de 170 nœuds (320 km/h) et son poids est de 13,3 tonnes. 

 

 L'Alpha Jet E : Formation et entrainement des pilotes de chasse

 Le "E" pour entrainement, l'Alpha Jet était destiné à la formation des pilotes de chasse entre 1978 et 2022,  puis pour l'entrainement avancé et la mission de plastron opérationnel ("Agressor" ou "Red Air"). La Patrouille de France en est équipé depuis 1981. Il est équipé de 2 turboréacteurs Turboméca Larzac de 1 350 kg de poussée. Sa vitesse maximum est de 500 nœuds ou 930 km/h. Son autonomie est de 1h30.

 

Le Canadair : Hydravion bombardier d'eau

En 10 secondes, le fameux Canadair CL-215 est capable d'écoper 5 tonnes d'eau à laquelle on peut ajouter 320 litres de mousse retardante. Le largage est effectué à très basse vitesse (entre 220 et 240km/h) en un seul passage à une hauteur d'environ 40 m. La pression de l'eau est alors de 5 bars. La succession d'écopage et de largage, du lever au coucher du soleil nécessite une grande résilience de la part des pilotes et une exceptionnelle maitrise de l'appareil. Détail insolite : il possède une ancre en cas d’amerrissage. Il est équipé de 2 moteurs Pratt & Whitney double wasp 18 cylindres en double étoile de 2100 cv chacun. Sa vitesse de croisière est de 290 km/h (155 nœuds). Sa masse à vide est de 12 tonnes ; 

 





Le mirage F1-C : Monoplace d'interception et de combat aérien

Le Mirage F1-C a assuré la police du ciel dans l'espace aérien national jusqu'en 1994. L'appareil du CAEA est entré en service en 1977 et a été réformé en octobre 2002. 720 exemplaires ont été produits dont 185 pour la France. Sa vitesse maximale est de Mach 2,1  (2300 km/h). Sa masse à vide est de 7,8 t et il peut emporter 4 300 litres de carburant. Il est équipé d'un turbo réacteur SNECMA Atar 9k50 de 4,9 tonnes de poussée ainsi que de 2 canons DEFA 553 calibre 30 mm, de missiles électromagnétiques semi-actifs Matra Super 530 et infrarouges Matra 550 Magic.






Le Mirage III : Chasseur bombardier polyvalent tout-temps nucléaire

Entre 1964 et 1992, 9 escadrons de chasse de l'armée de l'Air ont été équipés de cet appareil. Son radar Doppler lui permet de voler par tout temps. L'appareil du CAEA est le dernier à avoir volé en Europe. Sa vitesse maximale est de Mach 2,10 (2300km/h). Sa masse à vide est de 7 tonnes et il peut emporter 2600 litres de carburant. Il est d'un turboréacteur SNECMA Atar 9C de 4,3 tonnes de poussée ainsi que de 2 canons DEFA 552 calibre 30 mm, d'un missile Matra R.530 sous fuselage, de missiles Matra R.550 sous voitures et de l'Arme nucléaire tactique AN 52 (25 kilotonnes) 

 

 

Le Spad VII : Biplan de chasse de la première guerre mondiale

C'est en août 1916 que le Spad VII arrive en première ligne. C'est un appareil robuste qui devient la monture d'un grand nombre de pilotes audacieux, dont Georges GUYNEMER qui remportera 53 victoires avant de disparaitre le 11 septembre 1917. Cette maquette est la copie conforme du SPAD VII n°115, "Vieux Charles" de Georges GUYNEMER. Elle participe à toutes les manifestations de la BA 106 et elle est sollicitée par les organisateurs d'événement prestigieux. Son moteur est un Hispano-Suiza de 180 cv V8 refroidi par eau. Il est équipé d'une mitrailleuse Vickers de 7,7 mm tirant au travers de l'hélice. Son poids à vide est de 556 kg, sa vitesse maximale de 208 km/h et son plafond pratique de 5 300 mètres. 

  


Pour finir, voici un schéma présentant l'évolution de la silhouette des avions Dassault entre 1949 et 1991.

 


photos : généalogie33
  

19 février 2026

Visite du musée Mer Marine de Bordeaux


Le mardi 17 février 2026, l'association Généalogie 33 a organisé une sortie au Musée Mer Marine de Bordeaux. Cette visite guidée, consacrée au thème "Le passé portuaire de Bordeaux" a permis aux participants de mieux comprendre la richesse patrimoniale de la ville à travers le développement de son port historique, de l'Antiquité à nos jours. Le guide ne s'est toutefois pas limité au cas bordelais en élargissant son discours à l'histoire maritime en général.



Dans une scénographie à la fois épurée et spectaculaire, le musée propose sur plusieurs milliers de mètres carrés de riches collections consacrées aux grandes aventures maritimes de l'humanité, de la préhistoire à nos jours.

Bateaux historiques, instruments de navigation, maquettes précieuses (nous en avions admiré deux prêtées au Musée d'Aquitaine) et oeuvres d'art retracent cette fascinante et gigantesque épopée des mers, offrant un regard à la fois historique et esthétique (les bateaux suspendus par exemple) qui ne pouvait que susciter l'intérêt des passionnés d'histoire que nous sommes.



Les phéniciens, marins commerçants 

Il y a environ 5000 ans, des paysans venus de Mésopotamie s'installèrent entre les monts du Liban et la Méditerranée à la recherche de nouvelles ressources. Faute de terres fertiles, ils se tournèrent vers la pêche et devinrent marins, utilisant de petites embarcations en peau adaptées à l'origine aux eaux calmes du Tigre et de l'Euphrate et pouvant transporter seulement quelques personnes.

Grâce à leurs talents de navigateurs et de commerçants, les Phéniciens devinrent puissants et prospères, colonisant notamment Carthage et dominant plusieurs territoires méditerranéens. Ils construisirent des navires solides et rapides, abandonnèrent peu à peu la pêche pour le commerce et parcoururent toute la Méditerranée. Habiles et parfois rusés, ils protégeaient leurs routes en répandant des légendes pour décourager la concurrence et n'hésitaient pas à recourir à des pratiques discutables comme l'enlèvement et la vente d'esclaves.


Les égyptiens naviguent sur le Nil

Depuis la préhistoire, les égyptiens utilisent sur le Nil des radeaux en papyrus simples mais efficaces. Faute de bois de qualité ils développent ensuite des bateaux en planches courtes assemblées puis de grands navires en bois d'acacia local et de cèdre importé. Ces embarcations, équipées de voiles et de rames, servent au commerce sur le Nil et en Méditerranée ainsi qu'au transport de lourdes charges, notamment pour la construction des pyramides. Les progrès techniques mènent à l'apparition du gouvernail et des premiers navires de guerre. Peu d'exemples subsistent mais la barque solaire de Khéops, longue de plus de 43 mètres et vieille d'environ 5000 ans, illustre remarquablement le savoir-faire naval égyptien.


La puissance athénienne et la Trière

La trière, rapide, maniable, solide et relativement simple à construire est l'une des grandes innovations navales de la Grèce antique. Elle permit à Athènes d'imposer sa domination maritime au Vème siècle avant JC. Pour abriter sa flotte, la cité fit construire de nombreux hangars au Pirée. Athènes possédait aussi deux trières sacrées, la Paralienne et la Salaminienne, utilisées par des équipages d'élite pour transporter rapidement messages officiels, ambassadeurs et personnes à juger. 

La bataille navale la plus célèbre de l'antiquité impliquant des trières est celle de Salamine en 480 avant JC où la flotte grecque, surtout athénienne, vainquit une armada perse beaucoup plus nombreuse, stoppant ainsi la seconde expédition achéménide. D'autres affrontements notables incluent le combat entre Athéniens et Syracusains dans le port de Syracuse en 413 avant JC lors de l'expédition de Sicile.


Les romains maîtres de la Méditerranée

A partir du IIIème siècle avant JC, Rome devient progressivement maîtresse de la Méditerranée grâce à la création d'une puissante flotte de guerre, notamment durant les guerres puniques contre Carthage. Après la destruction de sa grande rivale en 146 avant JC, puis la soumission des royaumes hellénistiques, Rome impose son contrôle sur le Mare nostrum, appuyant ses conquêtes terrestres par la suprématie maritime.

Au Ier siècle avant JC, la menace principale vient des pirates, que le général Pompée élimine en 67 avant JC par une vaste opération navale. Les guerres civiles romaines culminent ensuite avec l'affrontement entre Octave et Marc - Antoine allié à Cléopâtre. La victoire décisive d'Octave lors de la bataille d'Actium en 31 avant JC, grâce à une flotte disciplinée et efficace, confirme définitivement la domination romaine sur la Méditerranée et ouvre la voie à l'Empire.


Bordeaux Emporium Romain

Bordeaux, fondée par la tribu gauloise des Bituriges Vivisques, devient rapidement un emporium stratégique sur la Garonne, facilitant le commerce maritime (sujet abordé lors de l'exposé sur l'histoire du Médoc). Conquise et romanisée au Ier siècle avant JC, Burdigala remplace Saintes comme capitale de l'Aquitaine romaine, se dotant d'infrastructures, de monuments et d'un port actif. Les romains introduisent la vigne qui s'intègre au commerce local et international. En moins d'un siècle, la ville dispose des conditions nécessaires pour devenir une grande métropole antique.


Temps modernes avec la découverte du monde du XVème au début du XVIIème siècle

Au XVème siècle l'Europe se lance à l'aventure pour découvrir le monde. Sous l'impulsion d'Henri le Navigateur, des marins osent explorer les côtes africaines et repousser les limites de la navigation. Peu après Christophe Colomb traverse l'Atlantique et découvre les Caraïbes, tandis que Vasco de Gama ouvre une route directe vers l'Inde en contournant l'Afrique. Et derrière ces explorations, le mystérieux royaume du Prêtre Jean, légende chrétienne évoquée dans certains textes médiévaux et la Bible, attisent la curiosité et les rêves des explorateurs. Ces voyages extraordinaires ont bouleversé le monde et nous ont permis de mieux le connaître... une aventure qui a changé l'histoire.




Guerre sur mer au temps de Louis XIV

Au temps de Louis XIV, la France se lance à la conquête des mers. Sous l'impulsion de Richelieu, la flotte royale s'agrandit et s'équipe de navires impressionnants comme "la Couronne", symbole de puissance et d'innovation. Mais derrière cette gloire maritime des réalités plus sombres se dessinent : le port de Bordeaux, moteur du commerce atlantique, tire aussi une partie de sa richesse du passé négrier. 
Entre batailles navales, commerce et ambitions royales, la mer raconte alors une histoire fascinante et complexe à la fois.




Les révolutions technologiques du XIXème siècle

Au XIXème siècle, la mer se modernise à grande vitesse. L'arrivée de la machine à vapeur libère les navires du vent tandis que l'hélice rend leur propulsion plus efficace et maniable. Les premiers sous - marins militaires sont conçus dans les années 1880 et annoncent une nouvelle ère pour la guerre navale et la stratégie militaire. Ces avancées marquent le passage d'une marine traditionnelle à une marine moderne plus rapide, plus puissante et capable d'opérations jusqu'alors impossibles.



Après la visite guidée, nous avons eu le plaisir de découvrir le musée à notre rythme, en flânant librement parmi les collections. Voici quelques photos prises au fil de nos pas dans cette partie ouverte du musée.



Galerie - Grands maîtres des rivages

En jaune : PAP (poisson autopropulsé) mini sous marin pour localisation et
destruction des mines de fond

"Les jours qui me seront accordés, je les passerai là où j'ai trouvé
la vie plus agréable et l'homme le plus intéressant" 
Robert Louis Stevenson



Le Bateau Lune est un bateau de pêche traditionnel et millénaire
de la baie du Bengale. Cinq charpentiers de Cox's Bazar ont construit celui - ci 
avant de le ramener en France.




Musée Mer Marine : www.mmmbordeaux.com
Photos : Généalogie 33

Et si on vous racontait la vie d'une présidente de Généalogie 33 ?

A travers cette interview accordée à la gazette Enquêtes de Généalogie découvrez les coulisses d'un engagement bénévole fait de passion, de défis et de belles  rencontres :



Je remercie, à titre personnel ainsi qu'au nom de Généalogie 33, Madame Millet et toute son équipe pour cet article. Leur travail, tout comme l'ensemble de la gazette Enquêtes de Généalogie est toujours riche, pertinent et rempli de trésors historiques et culturels qui nous rapprochent un peu plus de nos aïeux à chaque lecture.

SVH









04 février 2026

Présentation de la psychogénéalogie par Cécile Migoli

Lundi 2 février 2026, nous avons accueilli Madame Cécile Migoli, venue nous présenter son travail de psychogénéalogiste et d'analyste transgénérationnelle. Elle nous a expliqué comment les transmissions familiales peuvent influencer, souvent de manière inconsciente, nos choix, nos émotions et nos comportements. Son intervention a également mis en lumière le rôle des loyautés invisibles qui peuvent orienter nos décisions.


En psychogénéalogie, la loyauté inconsciente pousse un descendant à porter ce qui n'a pas été résolu dans sa famille. Un secret peut créer une crypte (traumatisme enfoui chez un ancêtre) qui se transmet sous forme de fantôme chez les descendants, provoquant des émotions ou des comportements inexpliqués.

Les outils mis en place pour travailler : un arbre généalogique détaillé (Génosociogramme) avec les dates importantes, les événements marquants, les silences et les situations qui se reproduisent, ainsi qu'un travail sur l'inconscient, à la fois psychique et corporel.

Les signaux à repérer peuvent être les prénoms donnés après un décès, les silences ou les absences dans l'histoire familiale, les répétitions de dates, de métiers ou de situations difficiles, ainsi que les ruptures, exils, abandons et décès prématurés.

Il est possible "d'enquêter" en observant les dates, les prénoms et les répétitions, en repérant les silences et les incohérences, en consultant les archives et en recueillant des témoignages lorsque c'est possible.

Le travail de libération passe par les mots : nommer plutôt qu'accuser, comprendre le contexte familial et historique, trouver sa juste loyauté et vivre sa propre vie au lieu de répéter celle de ses ancêtres.

Comme l'a justement rappelé notre intervenante, la psychogénéalogie sert avant tout à comprendre et accompagner et non à prédire. C'est un travail qui permet de libérer les blocages familiaux et de vivre sa propre histoire.

Nous remercions Madame Cécile Migoli pour sa présentation à la fois claire, riche et captivante. Ses exemples concrets ont rendu son exposé accessible et vivant, permettant à la plupart des adhérents de découvrir une profession jusque là peu connue. Son intervention nous a offert une véritable ouverture sur le monde de la psychogénéalogie et sur la manière dont elle peut éclairer notre compréhension des liens familiaux et des transmission inconscientes.

Si vous souhaitez contacter Cécile Migoli Psychogénéalogiste / Analyste Transgénérationnelle / Sophrologue Existentielle :
cecilemigoli@gmail.com
06 65 92 93 15

SVH




Visite du Bordeaux Franc Maçon